Relations Maître de Jeu et Joueurs : Manifeste pour la Co-Responsabilité
Le post précédent sur Donjons et Dragons m’a fait réfléchir.
Dans de nombreuses parties de ma jeunesse, et encore maintenant dans certaines conventions, certains joueurs arrivent autour de la table en consommateur, se comportent comme si le maître de jeu était juste leur prestataire ludique. C’est assez dur d’aborder ce point sans faire du pointage de doigt, alors voici le genre de comportement récurrent que j’ai observé :
- monopolisent le temps de jeu autour de leur personnage (aussi appelé « hypnotisation de maître de jeu »)
- ne respectent pas nécessairement l’ordre des tours
- interprètent et négocient toujours les règles
- trichent aux dés
- font toujours des messes basses ou des apartés avec le maître de jeu (généralement ils s’assoient à côté)
En un mot, pas coopératifs, voire carrément abusifs. Bon, normalement ça y est, vous les reconnaissez -je suis sûr que vous avez mêmes quelques prénoms dans votre tête ; en général, ce sont toujours les mêmes personnes. Au bout du compte, certains sont de vrais pourrisseurs de parties. Et pourtant, en dehors du jeu, ce sont des potes comme il faut ; c’est pour ça qu’on les tolèrent.
En fait, ces joueurs ne sont pas rares : à la louche, je dirai qu’1 joueur sur 10 a un comportement de consommateur abusif. Au doigt mouillé. Ca fait que dans vos 3 ou 4 premières parties au maximum, votre expérience de jeu a été gâchée par un comportement comme ça. Faites pas vos timides, je sais que vous avez un nom en tête, et je sais ce que vous en pensez. Mais oubliez-les, mon propos ici n’est pas de les stigmatiser. Ce n’est pas d’eux dont je veux parler, c’est de nous. Je veux parler de notre réaction suite à ces expériences désagréables, et leur influence sur les relations joueur / MJ en général. Lire plus
Des combats rapides à Donjons et Dragons
Quand des joueurs trentenaires font du jeu de rôle, voilà ce que ça peut donner.
Il y a quelques mois, mes potes Tidom, Ludo et moi-même étions au Monde du Jeu. C’est un salon du jeu que nous avions délaissé depuis une dizaine d’année, quand ça dérivait trop « vente de cartes et de figurines », alors que nous voulions surtout expérimenter de nouveaux jeux de rôles, faire de petites parties avec des maîtres de jeu « pros ». Bref, c’était devenu un salon où jouer et pas un salon où acheter.
Mais l’annonce de cette année dans les magasines se faisait aguicheuse : « Nouvelle direction, le jeu est de retour » (ou un truc du genre).
Donc nous voili, nous voilou, comme à l’ancienne, tout le monde piaute à la maison, et week-end Monde du Jeu. Le salon fut à la hauteur de ses promesses : plein de tables pour essayer, des décors, de l’animation, et le jumelage avec le salon du jeu permet de se rafraîchir la tête au passage.
Après une bonne petite partie de Shadowrun, on était chaud-bouillants. Avec un méchant goût de reviens-y.
Tidom : – pourquoi on peut pas jouer plus souvent ?
Ludo : – t’as une femme et des gosses ? un vrai travail avec des responsabilités dedans ?
moi : – ou juste une vie sociale ?
T : – mais il suffirait de jouer en 3H, ce serait tout de suite jouable
L : – impossible : le moindre combat prend 2H, t’es tout de suite dans les chous
m : – et si on partait de la fin : comment on pourrait jouer un combat en 1/4H ?
Les trentenaires, ça se laisse pas démonter. Objectif, brainstorm, analyse des obstacles, on a donc attaqué par le plus dur : l’optimisation des phases de combat.
Bienvenue dans « le Lean pour Donjons et Dragons ». Lire plus
Pourquoi j’ai recommencé à maîtriser un jeu de rôle
Ça nous a repris à l’anniversaire de mes 28 ans, entre vieux copains. Nous devisions sur notre passé de rôlistes, sur le fait que la distance et le début de carrière nous avait éloigné du jeu, et que ça nous manquait. Pourtant, après 5 ou 6 ans de carrière, nous savions gérer notre temps perso, et la distance, ben c’était plus tellement un problème si on a quelques moyens financiers (Paris-Laval, c’est loin ?). « Si vous refaites une campagne sur Paris, je veux bien maîtriser » a lancé ‘TiDom, et zou, c’était lancé. Nous avons joué une première campagne pendant 2 ans. Ensuite, j’ai repris le flambeau pour une campagne de mon crû intitulée : « Chroniques de la Marche : les Guerres Pourpres ». Cependant, j’avais une intention bien précise : je voulais jouer comme un grand.
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